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Chers frères et sœurs,
 
En ces jours, lorsque nous nous retrouvons tous en confinement absolu, lorsque nous avons été privés non seulement des offices religieux mais aussi de nos contacts sociaux, de notre activité habituelle, et lorsque nous observons les mesures d’isolement et que nous ne sortons plus de nos logements, le temps semble s’être ralenti. Mais nous avons plus de temps ; il est plus long, plus lent, plus pur. Restant chez nous, nous  percevons un silence inhabituel. Avant nous entendions le bruit du trafic, les voix des passants ; aujourd’hui la rue a perdu sa voix, et rien ne vient troubler le chant printanier des oiseaux. Qu’il est dur de penser que, pour beaucoup, ce silence a pris une tonalité sombre comme celle d’un adieu, signe d’un malheur que nous ne pouvons vaincre en restant seuls ; ce silence qui nous fait sentir, une fois encore, que nous sommes un seul genre humain, où chacun est responsable pour tous.

En ces jours, vous êtes nombreux à vous être adressés à moi. Plus d’un se sent perdu, ne sachant pas comment observer le Carême. Et comme je les comprends ! Depuis longtemps nous nous sommes constitués un stéréotype pour notre vie durant le Carême. Notre vie dans l’église est alors plus profonde, nous participons plus aux offices, nous recourons aux sacrements. Semaine après semaine, les offices du Carême nous amènent vers Pâques. Chaque jour, les lectures et les chants nous soutiennent, nous instruisent, nous poussent à nous recentrer sur nous-mêmes. Ces hymnes nous proposent des pensées toutes prêtes et si bien formulées, des représentations magnifiques qui nous frappent ; ces chants nous suggèrent des paroles par lesquelles nous pouvons exprimer notre pénitence, notre rapport à Dieu et à nous-mêmes. Et brusquement, nous voilà dépouillés de tout. Avons-nous oublié la langue pour nous exprimer ? Sommes-nous devenus muets ? Nous avons perdu les mots qui nous liaient à Dieu. Sans soutien, nous sommes restés seuls. Nous nous sommes éloignés les uns des autres, nous nous sommes éloignés de Dieu.

Je ne puis me passer des offices religieux ! Je ne puis me passer des contacts avec les autres. Que faire ? Dans ces circonstances, comment passer le temps du Carême ? Et ainsi de suite. Voilà les questions qui me sont adressées tous les jours. Par ailleurs, plusieurs personnes m’ont dit que, pour elles, ces jours-ci sont le moment d’un « vrai »  carême. Il me semble que cette dernière approche est particulièrement juste. Notre activité est sensiblement réduite, malgré nous, mais le moment est venu pour rester seuls en face de nous-mêmes ; c’est aujourd’hui le plus difficile, et c’est pour cela que le temps nous manque. Sans ce silence, sans cette solitude, pas de vraie prière, pas d’approfondissement des paroles de l’Ecriture, pas de retour sur soi et de possibilité de véritable transformation. Or c’est tout cela le vrai carême.

A tous ceux qui s’adressent à moi, je leur propose de consacrer le temps devenu libre à la lecture de l’Evangile, la Parole que le Christ a apportée à ses disciples, la Parole qu’Il leurs a enjoint d’apporter aux extrémités de la terre. A tout moment, le Seigneur nous demande d’être attentifs à sa parole. Il répète : « Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende » ! « Celui qui m’aime, celui-là gardera mes paroles » ! La parole de l’Evangile, c’est le fondement qui existait bien avant que ne soient constituées les formes de nos offices. Elles ne peuvent être lues de la même manière que nous lisons un livre habituel. Celui qui ouvre l’Evangile ne peut se limiter à n’être qu’un lecteur habituel, assimilant l’information contenue. L’Evangile pose des questions qui, souvent, ne sont pas formulées explicitement. Ces questions surgissent sous forme d’incompréhensions, de paradoxes … Il est sans doute plus exact de dire que l’Evangile nous amène aux questionnements. Il nous demande de nous plonger dans la réflexion. La parole de Dieu est vivante et agissante, écrit l’apôtre Paul. Elle est vivante, et c’est ainsi que la lecture devient un dialogue. Elle est vivante, et c’est pourquoi la lecture de l’Evangile, disent de nombreux Pères, est proche de la prière. Et comme toute prière, elle demande du temps, du silence, de la concentration. Le temps et le silence, nous en avons aujourd’hui en suffisance, tâchons de trouver la concentration dans notre lecture.

Nous ouvrons l’Evangile, et découvrons que plusieurs recommandations, plusieurs enseignements du Seigneur, semblent correspondre à la situation présente. Tout d’abord, il apparaît que pour prier Dieu, il suffit d’entrer dans sa chambre, de fermer la porte, et, restant seuls, prier le Père céleste dans le secret, c’est-à-dire dans la profondeur de son cœur (Mt 6,6). De la même manière, et on le voit dans l’entretien avec la Samaritaine, le Seigneur dit que ce n’est pas à Jérusalem- la ville où se trouvait le Temple, centre cultuel des Juifs- qu’il faut adorer Dieu, ni sur le Mont Garizim-le centre cultuel des Samaritains- mais l’adorer en esprit et en vérité ; et que seront agréables à Dieu ceux qui l’adorent dans la profondeur de leur cœur (Jn 4,21-24).

Tout ceci peut être atteint, aujourd’hui plus que jamais. Nous avons le temps. Pourquoi ne pas le consacrer à la relation avec Dieu, vers laquelle nous serons guidés par les paroles de l’Evangile. Cette parole, jamais elle ne se tarit, car elle prend racine en Dieu. La pensée et l’esprit s’épanouissent dans cette parole. Luc l’évangéliste appelle les apôtres « serviteurs de la Parole ».  Tout chrétien est appelé au service de la Parole ; ce service, souvent nous l’oublions. Le temps est venu, et il est là, pour que nous en souvenions.
 
Prêtre Leonid
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Chers frères et sœurs, chers paroissiens de l’Eglise-Mémorial,

En ces jours, nombreux sont ceux qui s’adressent à moi et me demandent de leur conseiller une prière qui leur permettrait de s’adresser à Dieu et Le supplier que cette épidémie qui a frappé l’humanité prenne fin.
Je vous propose les prières qui suivent. Il me semble que ces prières où résonne les thèmes de la pénitence, de la fragilité de l’espèce humains – même en cette époque quand la science, la médecine, les technologiques ont atteint un niveau incroyable – mais, avant tout, l’espérance en la bonté divine, conviennent particulièrement à la situation présente. Prions, que le Seigneur modifie la situation que nous connaissons aujourd’hui et qu’Il épargne tous ses serviteurs, tant ceux qui font appel à Lui que ceux qui ne se souviennent pas de Lui.

TROPAIRE (ton 2)
Dans ton courroux, ô Dieu, souviens-toi de tes bienfaits, car nous sommes poussière et cendres,  et notre esprit t’ignore ;  ne nous frappe pas de ta colère et que nous ne périssions pas entièrement, mais épargne nos âmes, car Toi seul est miséricordieux.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit,

KONDAKION (ton 7)
Les douleurs de l’enfer nous entourent, l’ombre de la mort nous recouvre, comme la cire sous le feu, nos jours se consument sous ta colère, ô Seigneur : mais Toi qui est miséricordieux, dans ton courroux souviens-Toi de nous avec bienveillance, et épargne-nous, afin que vivants, dans le repentir nous puissions te glorifier, Toi qui es l’unique ami des hommes.
Maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

TROPAIRE (ton 4)
Intercessrice diligente, Mère du Très-Haut, pour tous Tu pries ton Fils, le Christ notre Dieu,  Tu œuvres pour que soient sauvés tous ceux qui se réfugient sous ta protection, intercède pour nous tous, ô Souveraine, nous qui sommes dans les périls, l’affliction, les maladies et sous le poids de nos péchés,  nous qui nous tenons devant ton icône, nous Te prions, l’âme et le cœur repentants,  et pleurons, nous qui sommes dans l’espérance sans bornes que tu nous libèreras de tous les maux,  accorde à tous ce qui est bon pour nous, et sauve nous tous, ô Mère de Dieu et Vierge Marie : Toi qui es l’intercession auprès de Dieu pour tes serviteurs.

p. Leonid Grilikhes
 


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Editeur responsable : Archiprêtre Leonid GRILIKHES
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