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Archiprêtre Léonide Grilikhès
 
Homélie pour le Dimanche du Pardon
 
Nous venons de célébrer les vêpres qui nous introduisent dans le Grand carême. Les portes du jeûne sont maintenant grandes ouvertes. Et pour entrer, le premier pas que nous faisons est de nous demander mutuellement pardon.
En russe il y a une expression remarquable : « Pardonne-moi pour l’amour du Christ ! » Pardonne-moi, non parce que je suis gentil, ni parce que je l’ai mérité, ou que je suis digne du pardon, mais pour l’amour du Christ et au nom du Christ. Quand nous offensons notre prochain nous offensons le Christ et nous L’empêchons de se rapprocher de nous. Tant que nous retenons les offenses, tant que nous restons brouillés avec notre prochain, le Seigneur ne peut pas être avec nous. Mais nous non plus, liés que nous sommes par des reproches mutuels et des sentiments inamicaux, nous ne pouvons pas avancer vers Dieu. 
Le Seigneur dit : lorsque deux ou trois sont réunis en Mon Nom, là je suis au milieu d’eux (Mt 18,20). Et aussitôt Pierre s’approche du Christ et lui demande : « Seigneur, combien de fois dois-je pardonner à mon frère qui a péché contre moi ? » (Mt 18,21). Parce que si ces deux ou trois viennent à l’église et ne sont pas prêts à se serrer la main, le Christ ne peut être avec eux. « Si tu apportes ton offrande et que tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande et va d’abord te réconcilier avec ton frère, puis ensuite viens apporter ton offrande. Hâte-toi de t’accorder avec ton adversaire tant que tu es encore avec lui sur le chemin, de peur que l’adversaire ne te livre au juge et le juge au garde et qu’on ne te jette en prison (Mt 5, 23-25).
Tant que nous n’avons pas pardonné et n’avons pas demandé pardon, nous sommes prisonniers. Les portes du carême sont grandes ouvertes, devant nous s’ouvre le chemin de Pâques mais nous sommes enchaînés et enfermés en cellule. Et un seul remède peut nous donner la liberté : c’est de nous réconcilier. « Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père qui est dans les cieux vous pardonnera également » (Mt 6,14). Ces paroles, nous les avons entendues aujourd’hui à la Liturgie. Dans l’Évangile, elles suivent immédiatement la prière du Notre Père (Mt 6, 9-13), dans laquelle nous demandons à Dieu non seulement de nous pardonner nos fautes, mais nous Lui demandons aussi notre pain sur-essentiel [na-souchtny = epi-ousion—NdT], la protection contre le malin, que le Nom Divin soit sanctifié en nous, etc. Dans la prière du Notre Père nous adressons à Dieu sept demandes. Et Il ne nous présente qu’une seule condition : nous devons pardonner à notre prochain ses fautes. Un seul commandement fut donné à Adam au paradis, et c’est une seule demande que nous adresse la prière du « Notre Père » : de pardonner à notre prochain. Telle est bien la prodigieuse générosité de Dieu : en réponse à Son unique demande, le Père des Cieux est prêt à exaucer les sept nôtres. Tâchons donc de pardonner à notre frère non seulement sept fois, comme le proposait Pierre, mais soixante-dix fois sept fois, comme le Seigneur nous y invite (Mt 18, 21-22).
 
 

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