Webmaster - Infos
Lettre d'information
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
Captcha
Recopier le code :
83 Abonnés
Accueil

Imeglise.png





Pour plus de détails sur les saints du jour, cliquez ici
_______________________________



Archiprêtre Léonide Grilikhès
 
Homélie sur le riche insensé
 
Chers frères et sœurs,
Nous venons d’entendre la parabole du riche insensé (Lc 12, 16-21). Il est appelé insensé parce qu’il a oublié (et nous sommes tous enclins à oublier cela) qu’il n’est pas éternel. Qu’un jour viendra où il abandonnera toutes ses richesses, tout ce qu’il aura acquis, économisé, thésaurisé, parce que, comme dit le juste Job [cf Jb 1,21 ]: Nu je suis entré dans ce monde et nu je le quitterai.
Ce riche est encore insensé parce qu’il s’adresse à son âme en disant : « Mon âme, tu as quantité de biens en réserve pour de nombreuses années ; repose-toi, mange, bois, fais la fête ! ». Il s’adresse à son âme qui est capable de se nourrir de la Parole de Dieu, qui est faite pour boire la joie de la communion avec Dieu, et pourtant, il propose à son âme des nourritures terrestres, supposant, comme un insensé, que plus il fera de provisions, plus longtemps il vivra. Mais Dieu lui dit : « Insensé ! cette nuit même on va te redemander ton âme. Et ce que tu as amassé, qui l’aura ? »
Et le Seigneur conclut la parabole par ces mots : « Ainsi en est-il de celui qui thésaurise pour lui-même au lieu de s’enrichir en vue de Dieu ». Cette parabole nous démontre parfaitement (ce qui est d’ailleurs assez compréhensible) ce que veut dire s’enrichir pour soi-même. Mais que veut dire : « s’enrichir en vue de Dieu  » ? Voilà la question avec laquelle la parabole nous laisse.
D’habitude, quand on parle d’« acquérir » la richesse spirituelle, on veut parler de la prière, du jeûne, de la participation aux sacrements, et effectivement, l’Évangile aborde souvent ces thèmes. Mais la parabole d’aujourd’hui n’en dit rien. Et néanmoins nous pouvons dire que le riche avait lui aussi une chance de s’enrichir en Dieu. Dieu Lui-même lui a donné cette chance, mais il ne l’a pas saisie.
Dans la parabole il est dit que cet homme avait fait une grande récolte. Dieu lui donne une récolte exceptionnelle : il n’aurait pu ni s’y attendre, ni en rêver, il n’aurait jamais espéré cela. Et il n’est pas prêt à accueillir le don de Dieu si abondant. Ses greniers ne suffisent pas à engranger tout son blé. « Et il se demandait en lui-même : que vais-je faire ? Car je n’ai pas où recueillir ma récolte ».
Et voici la réponse naturelle qui semblerait s’imposer : Si Dieu me donne en abondance, plus que ce dont j’ai besoin, plus que ce que je suis capable d’engranger et plus que je ne suis capable d’utiliser, pourquoi ne pas partager ce superflu ? Pourquoi ne pas distribuer ce que je ne suis pas capable d’intégrer ?
Mais le riche dit : « Voici ce que je vais faire : j’abattrai mes greniers, j’en construirai de plus grands, j’y recueillerai tout mon blé et mes biens ». Il est prêt à démolir et reconstruire pour surtout ne partager avec personne. Or la logique évangélique dit : tout ce que nous acquérons pour nous, nous le perdrons, et seul sera conservé ce que nous avons donné.
La richesse de ce monde n’est pas sûre, elle est attaquée par la rouille, mangée par les mites, les voleurs peuvent s’en emparer, elle perd absolument tout son sens à l’heure de la mort, parce qu’on ne peut rien emporter avec soi au-delà de la limite ultime. Ce trésor ne pèse absolument rien, et on peut le prendre seulement là où on n’emportera rien de matériel. Ce n’est qu’en donnant que nous pouvons remplir notre trésor dans les cieux et « nous enrichir en Dieu ».  Ce trésor s’appelle la générosité !
C’est pourquoi un peu plus loin le Seigneur dit : « Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père s’est complu à vous donner le Royaume. Vendez vos biens et donnez-les en aumônes. Préparez-vous…un trésor inépuisable dans les cieux » (Lc 12, 32-33).
Dieu est infiniment généreux. Il ne prend rien, il donne seulement. Et chaque fois que nous donnons (de nos biens à autrui), nous nous rendons semblables à Dieu. Et ce n’est que par la générosité que nous pouvons nous approcher du Dieu de générosité.
 

Les 5 dernières nouvelles

La prochaine conférence aura lieu le vendredi 15 février 2019 au 10 avenue du Manoir à 20.00.
Le sujet sera:

                Le Prologue johannique (3ème et dernière séance).

Vous y êtes cordialement invités, ainsi que toutes personnes intéressées par le sujet.


Félicitations au Père Vassili pour son cinquième anniversaire de service dans notre église!

Photos


Nouvelles photos - le 20/01/2019 @ 17:51

Plusieurs nouvelles photos sont actuellement disponibles dans la "Galerie Photos".


Comme annoncé, la prochaine conférence consacrée à l’étude de l’évangile de Jean aura lieu le 17 janvier 2019 à 20.00, 10 avenue du Manoir. Le thème sera :
                               
Exégèse et étude de l’arrière-plan des cinq premiers versets du Prologue de l’évangile de Jean (Jn. 1, 1-5).


Toutes les personnes intéressées sont les bienvenues.


To the Venerable Clergy, God-Loving Monastics
and Pious Faithful of Great Britain, Ireland and Western Europe

Dear in Christ, Fathers, Brothers and Sisters!

Christ is born! Glorify Him! With profound joy and deepest humility we find that the Heavenly Father has once again permitted us to arrive at the birth of His Son. From the darkness of ignorance, we have been called to bear witness to the coming of the Light; and beholding the glory of this longed-for incarnation, we cry out together with our great Archpastor: ‘I behold a new and wondrous mystery … the Ancient of Days has become an    infant; He Who sits upon the sublime and heavenly Throne, now lies in a manger; and He Who cannot be touched .. now lies embraced in the hands of men’ (St John Chrysostom, Homily on the Nativity).

The depth of this Mystery — that the eternal Son of the Father should take flesh and enter into the world He had fashioned — must never cease to fill us with the saint’s sense of wonder. Christ does not enter into human life merely as a sign or consolation, but in order to transform and sanctify that life: my life, and yours. As St John goes on to say, ‘Taking  my flesh, He gives me His spirit; and so, He bestowing and I receiving, He prepares for   me the treasure of Life. He takes my flesh, to sanctify me; He gives me His Spirit, that He may   save me.’

The Nativity of our Saviour is the reality that grounds our profound hope as Christian people. Our God does not view His world from afar off, looking down upon creation from a distance; rather, He enters into our world — a world we mar too often with anger, judgement, fear and rebellion — and takes the creation we have scarred as His own, healing it by uniting it to Himself. It is into this world, in all its frailty and fallenness, that the Lord comes. From all eternity He dwells in the heavens, beyond the grasp of all created things; and yet, out of love, He makes Himself accessible to creation, humbly accepting its most meagre lot. ‘He became flesh, so that He Whom heaven  could  not  contain,  a  manger would this day receive.’

I pray that on this day of His birth in the flesh, His incomprehensible love for us will give birth in each of you to a deeper love for Him. There is so much sorrow in the world: but today we meet its source of joy — and into the mangers of our own hearts, humble and dark and unworthy, Christ comes anew, bearing His Father’s love. To Him, then, Who in the confusion of our lives has wrought a clear path into His Kingdom, let us dedicate our lives, our hearts, and all the glory with which we sing: Christ is born! Glorify Him!

+Irenei,
Bishop of Richmond and Western Europe
Russian Orthodox Church Outside of Russia


... / ... Lire la suite



Recherche




Nombre de visites depuis le 26 novembre 2014
(Cliquez sur le rectangle ci-dessous pour découvrir la répartition des visites par pays)

^ Haut ^